martedì, 14 ottobre 2008

A map of the world that does not include Utopia is not worth even glancing at.


Une carte du monde qui n’inclurait pas l’Utopie n’est pas digne d’un regard.

 

Eine Landkarte, auf der Utopia nicht zu finden ist, verdient keinen Blick.

 

Una carta del mondo che non contiene il Paese dell'Utopia non è degna nemmeno di uno sguardo.

 

Um mapa do mundo em que não aparece o país Utopia não merece ser guardado.

 

(Oscar Wilde)

 

 

Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante: comment éviter leur réalisation définitive?

L’homme n’est homme que dans le mouvement qui le porte vers lui-même. « Utopie » rappelle aux hommes que le lieu parfait n’existe pas dans l’histoire, qu’il est ailleurs, irréductible à toutes les cités humaines, mais inconcevable en dehors d’elles, comme irréductible à tout autre est le lieu d’intériorité où les hommes s’affranchissent de leurs certitudes, s’indignent de leurs défaillances, renoncent au mirage du meilleur des mondes pour concevoir le projet d’un monde meilleur.

 

Le genoux ne me fait mal que lorsque j’essaie de marcher.

Allongée, je n’éprouve aucune douleur.

Je reste donc au lit et je rêve les yeux ouverts.

Mon enfance se détache de plus en plus clairement dans ma mémoire, comme si les années s’accumulaient sur toutes les autres époques de ma vie, en n’épargnant que le commencement.

Tout est net au lointain.

J’avais l’initiative des évasions, les après-midi d’été quand tout le monde reposait dans la maison, les volets clos, enfouis dans la profonde fraîcheur des chambres. On m’obligeait à me coucher ou, au moins, à passer deux heures allongée, les jours de canicule. Moi, je faisais semblant de dormir et quand tout bruit avait cessé, je sortais par la fenêtre, en invitant Adèle à me suivre. Pieds nus, pour ne pas nous faire entendre, nous traversions en grimaçant de douleur la cour pavée dont les pierres chauffaient à blanc sous le soleil. Nous entrions dans le verger, par une porte en bois, qu’on ouvrait avec mille précautions car elle grinçait à vous casser les oreilles et pénétrions dans le royaume interdit. Le verger bruissait d’insectes et d’effluves, on le voyait mûrir presque et s’épandre au soleil comme un pain à la chaleur du four.

La première tentation était le figuier, tout au fond du verger où en grimpant sur les branches lisses nous faisions fuir les lézards. Nous choisissions toujours les figues larmoyantes, déjà piquées par la langue des lézards, et dont le jus formait en coulant une larme claire au bout inférieur du fruit. La douceur chaude me remplissait la bouche et toute ma vie se concentrait dans cette sensation de bonheur, de paix, de satisfaction suprême que j’allais retrouver plus tard dans l’Amour.

Nous abandonnions vite le figuier, car ses feuilles rares laissaient passer le soleil qui nous mordait la nuque. Nous passions donc, les paumes chargées de figues, sous les voûtes fraîches de la vigne, nous prenions les grappes mûres en les détachant d’un coup sec et précis, là où la tige formait une enflure, comme un nœud fragile, nous nous asseyions dans l’herbe pour croquer à l’aise, entre les dents, les grains savoureux.

Deux grains de raisins et une figue.

C’était la règle.

Puis deux figues et quatre grains, et ainsi de suite.

C’était un festin en proportion géométrique.

Nous n’en pouvions plus.

Le ventre pesait sur mon corps comme un poids qui ne m’appartenait pas.

Les cigales, ivres de chaleur, faisaient vibrer l’air élastique.

Nous parlions garçons, poésie, j’éblouissais mon Amie de mes connaissances.

Je trouvais des rimes à tout et j’inventais des histoires.

Elle admirait mes poésies et savait que j’aurais été l’une de celles qui, tôt ou tard, auraient choisi le chemin de la liberté. Elle ne me l’a jamais dit, mais je n’avais pas de peine à le lire dans son cœur.

Elle n’a pas changé.

La vie éternelle ne laisse pas de traces sur les visages !  

Ces deux heures paraissaient sans fin, tant elles coulaient lentement, sous le temps de l’enfance.

Nous sautions la palissade, au fond du verger et nous nous trouvions sur une place, peu fréquentée, déserte à cette heure, où poussait l’herbe parmi les pierres du pavé.

C. dormait dans le grande silence, bercée par le chant des cigales.

Nous étions les seuls êtres vivants au milieu d’un village qui nous appartenait.

L’enfance nous pesait comme une honte. Le temps qui nous séparait encore de l’âge des adultes nous semblait immense et insupportable.

J’avais envie de pleurer, de rage et de désir.  

Pythagore disait que la vie est divisée en quatre périodes :

 

« L’enfance, jusqu’à vingt ans ; l’adolescence, de vingt à quarante ans ; la jeunesse, de quarante à soixante ; et la vieillesse, de soixante à quatre-vingts. »

 

J’ai perdu ma jeunesse à vingt ans, au moment où, selon lui, elle ne fait que commencer.

 

Le soleil est encore haut dans le ciel.

Et moi, je sens la même ferveur, la même audace qu’un jeune général avant sa première bataille.

 

 

SUR LE CHEMIN DE LA VIE
Gérard
LENORMAN

Sur le chemin de l'école,
Nous avions douze ou treize ans,
Cheveux blond et têtes folles,
Nous parlions comme des grands.
Nous avions la tête pleine
De jolis projets
Moi j'avais pour Madeleine
Un tendre secret.

Dites-moi ce qui m'entraîne,
Dites-moi d'où vient le vent
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend,
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend.

Sur le chemin de la vie
Nous nous sommes séparés,
Chacun son jeu, sa partie,
J'ai dépensé sans compter
Les amis, l'argent, les filles
Et puis mes vingt ans,
Je n'ai pour toute famille
Qu'un petit enfant.

Dites-moi ce qui m'entraîne,
Dites-moi d'où vient le vent
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend,
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend.

Sur le chemin de l'école,
Quand j'irai t'accompagner,
Je t'en donne ma parole,
Je saurai te protéger,
Je t'offrirai des voyages,
Une jolie maison,
Je t'apprendrai le langage
Des quatre saisons.

Dites-moi ce qui m'entraîne,
Dites-moi d'où vient le vent
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend,
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend.

http://www.youtube.com/watch?v=gRnH1CqgiPg

 

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categoria:natura, poesia, vita, donna, morte, utopia, gérard lenorman
martedì, 02 settembre 2008

Je cherche le mot juste, mais je ne le trouve pas. Il y a longtemps que je cherche. Au début, je l’ai cherché en allemand, puis je me suis dit : assez, je ne le trouverai jamais, cette langue ne me servira pas, j’y nagerai dans les approximations romantiques et les euphémismes. Mais la langue française, en revanche, me paraissait si précise, trop précise même pour moi qui étais dans le vague.

Et pourtant il devrait bien exister ce mot, un mot précis, solide, acéré.

On dit qu’au siècle prochain, quand l’espérance de Vie sera de cent cinquante ans, on oubliera non seulement le nom de ses grands-parents, mais aussi de ses parents.

Si j’ai connu un jour le mot que je cherche, comment ai-je bien pu le perdre ?

Je me suis beaucoup déplacée.

Ma Vie, telle la Gaule de Jules César – même si nos préoccupations ne sont pas identiques – est divisée en trois parties. Mais si Jules César – ne croyez pas, mon Général, que j’aie l’audace de me comparer a Vous. Il ne manquerait que cela ! – s’occupa de l’espace, moi, qui écris ces lignes, j’ai été toute ma Vie préoccupée par le temps, qu’on ne saurait ni acheter, ni dérober, ni falsifier.

Il se peut donc que je l’aie connu et perdu en cours de route, ce mot qui me manque et qui devrait désigner un sentiment précis, précieux, semblable à une flamme, basse chez les uns, haute chez les autres.

Une flamme qui s’est maintenue pendant des millénaires, se moquant des tempêtes, des orages et des guerres.

Une flamme intrépide, belle, toujours à mesure humaine.

Or voici que soudain vient la découverte.

Oui, le mot juste, celui que je cherchais au commencement, il est venu à moi.

Et c’est NECESSITE.

La NECESSITE, Vous dis-je, le besoin que deux Etres ont souvent l’Un de l’Autre, même s’il n’y a sans doute jamais de totale égalité.

Une NECESSITE présente, pressante et solide comme le besoin de tendresse, de chaleur et de larmes.

Une NECESSITE profondément inscrite dans le secret des confessions, des silences, peut-être même de la volupté.

NECESSITE sous-tendue par une force créatrice, NECESSITE d’aimer et d’être aimé.

NECESSITE, dont, ici, je me réclame.

 

Il m’est arrivé, à divers moments de ma Vie, d’esquisser mes souvenirs, mais lorsque je parlai de moi, je ne me sentais pas tout à fait à l’aise, un peu comme si je voulais imposer à mon lecteur un personnage importun. Ma pensée vit à la fois dans le passé comme mémoire et dans le présent comme conscience de soi aux prises avec le temps. Quant au futur, il n’y en aura pas forcément un, ou peut-être sera-t-il bref et anodin.

Dans mon esprit, l’histoire de ma Vie a un début, un milieu et une fin.

On peut vivre pour l’Au-delà, pour les générations à venir ou dans le présent : personnellement, j’ai très tôt opté pour la féroce immanence, comme l’appelle Herzen.

Je me suis efforcée de rechercher le sens de la Vie, sans idée préconçue.

Je n’ai jamais été capable d’observer Autrui de façon aussi attentive et approfondie que moi-même. J’ai parfois essayé de le faire, surtout dans ma jeunesse, mais cela ne m’a guère réussi.  Il y a des gens qui en sont peut-être capables, mais je n’en ai pas connu. Toujours est-il que je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui sache voir en moi plus loin que moi-même. La connaissance de soi a été une donnée constante de ma Vie, mais je ne saurai dire quand l’idée m’en est venue. Je me souviens très bien, par contre, quand j’ai su pour la première fois que la Terre était ronde, que toutes les grandes personnes avaient un jour été ENFANTS, que Lincoln avait libéré les Noirs. Pour autant que je m’en souvienne, j’ai toujours cherché à me connaître, de façon différente, bien sur, suivant mon âge. Tantôt cette préoccupation se mettait en veilleuse et ne survivait en moi que de manière confuse, comme entre mes vingt et trente ans, tantôt elle me guidait de façon ferme et claire, comme dans ma petite enfance et après la trentaine. Elle reste en moi plus forte et plus pressante que jamais.

Chacun a ses secrets.

Certains les traînent tout au long de leur Vie comme un fardeau, d’autres les chérissent et les conservent avec soin, comme une source de Vie jaillissante où ils puisent leurs forces vives jusqu’à la fin. Pour moi, ces secrets forment le trait d’union entre mon passé et mon présent. Je ne suis de ceux qui traînent derrière eux un poids mort qui les accable. Ce que j’ai jugé de garder, je l’ai laissé vivre et s’épanouir en moi. J’ai l’impression d’avoir su tirer de tous les embrouillaminis de la Vie, peu importait que cela fût gai ou triste. Si le prix a parfois été exorbitant, c’était là sans doute le prix qu’exigeait la Vie. Celui qui a peur de payer trop cher meurt à soi-même.

Je n’ai jamais senti d’hiatus entre moi et le Monde, ce dont j’ai pris conscience il y a une trentaine d’année déjà, à une époque où je ne soupçonnais même pas l’existence d’une identité de nature entre l’homme et la pierre, entre la matière organique et inorganique. L’énergie que je sens en moi comme une onde de chaleur qui me traverse quand je prononce le mot « JE » ne peut se dissocier de la totalité de l’énergie cosmique. Moi aussi, je suis une partie de l’Univers et parfois c’est celle-ci que je perçois plus intensément que le tout. Je me rends compte que j’ai reçu ce potentiel d’énergie à la naissance, un potentiel étonnamment puissant vu ma santé, ma personnalité et la faculté que j’ai gardée jusqu’à ce jour de me transformer. Mais je sais que l’instant même où il sera épuisé, ce sera fini.

J’ai voulu me connaître et aussi me transformer.

Apres avoir pris la mesure de moi-même, je voulais me libérer, atteindre un équilibre intérieur, trouver des réponses aux questions posées, défaire des noeuds et ramener le dessin confus et morcelé à quelques lignes simples. Je voulais parvenir à un état stable, dépasser le désordre émotionnel de la jeunesse, les jeux intellectuels, le mal du siècle qui s’éternise et les angoisses de la créature tremblante du XX siècle : plus de peurs, ni de superstitions, ni d’incertitudes, ni d’engouements passagers. Il fallait éliminer ces obsessions dont on n’a plus aucune chance de se libérer quand vient la vieillesse.

Tout cela doit paraître terriblement sérieux. Peut-être le lecteur a-t-il déjà devant les yeux l’image d’un visage sévère avec des lunettes, un dentier, des cheveux raides et grisonnants, et d’un stylo ennuyeux, ventru, intarissable que tient une main arthritique et sillonnée de veines bleues.

Ce portrait est inexact, mais ce n’est pas à moi de juger de mon aspect.

Je sais seulement que le front est devenu ferme et l’ovale du visage avec ses zones d’ombre exprime une Vie infiniment plus intense que sur mes photographies de jeunesse.

L’idée d’un Au-delà ne m’intéresse guère. Elle s’apparente un peu, à mes yeux, à l’opium du peuple, on l’exploite comme le gaz ou le pétrole. Dès l’instant où elle surgit, je suis sur mes gardes, elle n’apporte que de fausses vérités et des réponses faciles, mieux vaut s’en méfier.

Tout ce qui est grand dans le Christianisme, qui est l’un des éléments constitutifs de notre civilisation, se retrouve dans les autres religions.

Toujours et partout on a tué Dieu pour s’en nourrir.

Ni les Actes des Apôtres, ni l’Apocalypse, ni l’Eglise n’ont réussi à briser les chaînes de l’esclavage, le Nouveau Testament n’a pas soufflé mot de la désolation qui se lit dans le regard des ANIMAUX.

Vingt siècles après les Béatitudes, les hommes continuent à se moquer des bossus, des anormaux, des impuissants, des homosexuels, des maris trompés et des vieilles filles.

Le Christianisme, tout en libérant les hommes spirituellement, n’a pas réussi à les libérer socialement.

Le siècle qui m’a vue naître et grandir était le seul à pouvoir me convenir.

Je sais bien que beaucoup en jugent autrement.

Je ne parle pas ici du bien-être matériel ou du bonheur de vivre dans son propre pays, mais de quelque chose de plus essentiel.

Femme italienne, où et quand aurais-je pu être plus heureuse ?

Au XIX siècle avec les mamans et les demoiselles de la bourgeoisie naissante ou les pédantes championnes du Féminisme ?

Au XVIII siècle, ou à une époque encore plus lointaine lorsque, dans toute l’Europe, jeunes et vieux passaient leur temps à dormir, manger et prier ?

Tout était déjà en place quand je suis arrivée. Autour de moi s’étalaient des trésors, il n’y avait qu’à les ramasser.

Je vis au milieu d’un invraisemblable et indescriptible foisonnement de questions et de réponses et pour être tout à fait franche, les malheurs de mon siècle m’ont plutôt servi.

Je suis heureuse que les énigmes de ma jeunesse aient été élucidées.

Je ne fais jamais semblant d’être plus intelligente, plus belle, plus jeune, ni meilleure que je ne suis.

Je choisis mes Amis.

Je suis libre de vivre où et comme je veux, de lire, de penser ce que je veux, d’écouter qui je veux.

Je suis libre dans les rues des grandes villes lorsque, perdue dans la foule, je déambule sans but sous une pluie battant en marmonnant des vers, quand je me promène au bord de la mer dans une solitude bienheureuse, bercée par la Musique intérieure, quand je referme derrière moi la porte de ma chambre.  

 

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postato da: Firouzeh alle ore settembre 02, 2008 19:19 | Permalink | commenti
categoria:amore, vita, parigi, femminismo, donna, morte, cristianesimo
sabato, 16 febbraio 2008

Come mi sono innamorata dell’Iran ?

Ebbene, credo che all’origine di questo Amore vi sia una zia fantastica e molto fantasiosa, che, inconsapevolmente, ne gettò il germe nel mio cuore di bambina, quando, per l’ottavo compleanno, mi fece dono di un’edizione integrale delle Mille e Una Notte.

Quel giorno, nella mia camera, accarezzai, a lungo, stretti al mio cuore, quei quattro volumi, che mi attraevano più di ogni altro libro sullo scaffale di legno lungo il muro alla mia sinistra: La Maschera di ferro, I Tre Moschettieri, La Collana della Regina, Venti anni dopo, Il Tulipano Nero, I Miserabili…

Tutti i giorni, per due mesi, assetata di conoscenza di quel magico Regno, trascorsi interminabili ore a abbeverarmi di Shahrazad e del Suo Sultano.

Coup de foudre !

Chi non conosce Shahrazad che da secoli non ha cessato di nutrire l’immaginario collettivo ?

E come dissociare la figura di Shahrazad da quella di Shahriar ?

D’origine indo-persiana, le « Hezar Afsanè » o « Alf Layla Wa Layla », assimilate dalla cultura araba e rivelate all’Occidente, nel 1705, grazie alla traduzione di Antoine Galland, suscitando un gusto per l’orientalismo in tutta Europa, sono annoverate tra i testi più universalmente diffusi.

Il Re Shahriar scopre l’infedeltà di sua moglie e fa uccidere la sposa.

Ma di più…

Ogni notte giace con una vergine e l’indomani la fa uccidere, tanto è l’odio che nutre per le donne.

Il Regno vive nel terrore, ognuno teme che la sorella, la figlia, la moglie si veda obbligata a dividere il talamo del Re e morire.

Nessuno osa opporsi a questo Re assassino.

Nessuno, tranne una giovane temeraria: Shahrazad. Questa giovane era conosciuta non per la bellezza né per la sua sensualità, come si induce a credere, ma per la sua intelligenza, il suo sapere letterario, filosofico e scientifico. Shahrazad, lungi dall’essere una cortigiana, è, innanzi tutto, un’intellettuale.

Shahrazad, che auspica che la carneficina cessi, idea un piano che, spera, salvi le donne del Regno.

Si offre in sacrificio convincendo suo padre a lasciarle sposare il Re.

Suo padre non ha altra scelta che lasciar fare.

Shahrazad confida nella sua conoscenza di un enorme tesoro di narrativa popolare. Ottenuto, quindi, il permesso di allietare le veglie con i suoi racconti, iniziandone sempre di nuovi e opportunamente interrompendoli, tiene desta la curiosità del Re che così rinvia la sua condanna finché nell’animo di lui all’odio subentra l’Amore.

Due sono le qualità della giovane: il coraggio con cui, mossa da pietà, affronta il pericolo di essere anche lei sacrificata e l’intelligenza che le ha consentito di apprendere un numero straordinario di storie e le permette di riferirle con garbo e abilità.

Shahrazad è la donna nella quale gli innamorati vedono aspetti diversi secondo il proprio modo di sentire l’Amore e concepire la Vita

È la donna, al cui contatto, i caratteri si precisano, le passioni si sviluppano sino a raggiungere l’esaltazione.

È la donna intelligente che afferra il senso delle elucubrazioni del marito, è la donna sensibile che si compiace dell’Amore suscitato dalla sua personalità e lo incoraggia, ma, al tempo stesso, è una sensuale che non rinuncia all’Amore puramente fisico.

 

Possiedo radici vaghe e culture multiple perché da quando sono nata mi hanno spostata o mi sono spostata da un luogo all’altro.

Da piccola ne ho sofferto.

Oggi ne sono felice, perché le radici forti alimentano una gabbia di soffocanti predestinazioni.

L’educazione cattolica delle scuole private mi aveva reso una bambina cupa, profondamente infelice, che non mi somigliava. Tutte le cose che mi rendevano viva erano peccato, veniale o mortale: leggere libri messi all’indice, fare scorribande con i miei amici sino a tarda sera.

Mi liberai dalla religione cattolica.

La scoperta di altre culture, altri racconti di storia, altre divinità trasformò il mio sguardo sul mondo da assoluto a relativo. Non eravamo la Verità, noi europei, noi cristiani, noi cultura greco-romana. Eravamo una minoranza nel mondo. Se il potere era solo nostro, era un potere d’élite, privo di democrazia. Se il Regno dei Cieli era solo cattolico, era un Regno disumano, nel senso che escludeva la maggioranza degli uomini, delle donne e dei bambini del pianeta. La scoperta della relatività della verità, della relatività della storia, della relatività dello stesso concetto di religione o cultura o nazione è stata per me la via maestra verso la libertà. Scoprivo che libertà era innamorarsi senza rimorso delle piccole verità che ogni cultura contiene e che qualsiasi relazione può contenere.

 

Vi sono particolari momenti, misteriosamente privilegiati, in cui taluni Paesi ci rivelano, con un’intuizione subitanea la loro anima, in qualche modo la loro essenza precipua, in cui ne cogliamo una visione esatta, unica, che mesi e mesi di studio paziente non potrebbero rendere più completa né diversa. Tuttavia in questi momenti furtivi ci sfuggono per forza di dettagli, vediamo solo l’insieme delle cose…

Particolare stato d’animo o aspetto speciale dei luoghi, colto al volo e sempre in modo inconscio ?

Non lo so…

Designata dal Fato – il mio padrino mi aveva, profeticamente, dato il diminutivo di Firouzeh – nondimeno, ero cresciuta ignara del mio destino, sino al giorno in cui la mia vocazione mi fu rivelata. 

La piccola scintilla, accesa, si era nutrita, in segreto, di sogni e fantasticherie per divenire patto sacro e, trasformarsi, poi, in fiamma tanto viva da illuminare il mio percorso nei meandri di quel Mondo Incantato, e farmi approdare sulle sue coste, il 2 maggio 2003.

Tuffata nelle dorate e cavalcanti dinastie dei Medi, Achemenidi, Parti, Sassanidi, Safavidi, Abbasidi, Qajar, su su fino ai Pahlavi, riemergevo senza fiato al richiamo dell’armonioso Hafez e deviavo subito verso le quartine del passionale Omar Khayyam. Un mondo sconosciuto calava il suo ponte mobile nel mio cuore, eroico come quello romano dentro la pagina agiografica degli storici, eppure carnale dentro il ritmo di una lingua enfatica che cantava con Saadi i sapori rubati a una terra eternamente assetata di acqua e di sacro.

Il mio viaggio aveva uno scopo, ne ero come posseduta, ma l’ignoravo completamente.

La mia solitudine non mi faceva paura.

Una luce, come un raggio di sole veniva a illuminare la rotta davanti a me.

Dopo la morte di R, i miei amici si erano mostrati molto interessati alla mia Vita con lui, mi ascoltavano per ore e mi ponevano mille domande sull’Iran e sulla Rivoluzione Islamica.

Mi rivelarono a me stessa.

Provavo un piacere immenso a parlare davanti a un uditorio così attento e, ben presto, cominciai a vedere la mia Vita sotto una nuova luce.

I suoi accadimenti mi apparivano come gli anelli di una catena.

Sarebbe stato un peccato non lasciare un resoconto degli avvenimenti e delle avventure di cui ero stata testimone.

La mia immaginazione si impadronì avidamente di questa idea.

 

Incoraggiata dagli stessi amici, mi misi a scrivere.

Mi sentii forzata, nulla poteva impedirmelo.

Immagini a lungo dimenticate si levarono da un passato imprecisato, immagini dettagliate, colorate di sfumature vive.

Suoni, odori, sapori ritornarono.

La punta delle mie dita toccava oggetti familiari.

Rivivevo antiche emozioni e me ne sentivo addolorata.

A volte sorridevo con me stessa, a volte le lacrime rigavano le mie gote.

Lavoravo alacremente, con passione.

Questa forma di contentezza mi era stata sino allora  sconosciuta, le ore volavano.

Scrivevo e quando un passaggio era terminato lo leggevo ai miei amici.

Non ho mai pensato a un pubblico né all’eventualità di una sua pubblicazione.

Quello che facevo, lo facevo per me.

Il mio libro avanzava a poco a poco, secondo l’ispirazione del momento.

 

Viaggiando, per anni, in lungo e in largo per l’Iran e assimilandone, senza mai lasciare la mia terra d’origine, la lingua, i miti, i riti e i cibi, mi sono chiesta se esistano davvero una cultura occidentale e una cultura orientale o piuttosto, provenendo entrambe dallo stesso magma iniziale, che ha dato Vita alle varie etnie e alle varie classi sociali all’interno delle singole etnie, chiamiamo cultura l’insieme di elementi specifici che il potere di turno ha fatto emergere dal magma, ha valorizzato secondo canoni precostituiti, ha rafforzato attraverso le leggi e ha tramandato nell’educazione attraverso una deliberata manipolazione dei documenti storici, letterari, filosofici e religiosi.

Non è necessario uscire dai confini del proprio Paese per scoprire un’altra visione del mondo.

Si può rivelare uno straniero il proprio padre, il proprio fratello, il proprio marito, il proprio figlio.

Alla fine di questo viaggio una certezza ha trovato dimora dentro di me.

La scelta primaria di ogni essere umano, che va al di là del proprio sesso, della propria etnia, della propria lingua, della propria cultura, della propria religione e della propria classe sociale, è :

 

« Da quale parte stare ? » 

 

Dalla parte dei potenti o degli oppressi ?

Dalla parte dei colonialisti o dei colonizzati ?

Dalla parte di chi scrive la storia, il vincitore di turno, o dalla parte di chi non ha voce pur avendo fatto ugualmente la storia ?

A quali popolazioni e a quali classi sociali si riferiscono i nostri Governi occidentali quando parlano dei Popoli orientali e dei loro bisogni ?

Le vere rivoluzioni, quelle che non si limitano a cambiare la forma politica e  gli uomini di Governo, ma che trasformano le istituzioni e danno luogo ai grandi trasferimenti della proprietà, lavorano a lungo sotterranee prima di scoppiare alla luce del giorno sotto l’impulso di qualche circostanza fortuita. La Rivoluzione Islamica, che colse alla sprovvista con il suo impeto irresistibile le sue vittime, non meno degli stessi autori e beneficiari, ebbe una lenta preparazione per più di un secolo. Nacque dalla concordanza, che tendeva a farsi di giorno in giorno più profonda, tra la realtà delle cose e le leggi, tra le istituzioni e i costumi, tre la lettera e lo spirito.

 

Vi sono Paesi che muoiono giovani e si arrestano giovani : tutto ciò che segue al loro periodo di vigore riguarda la sopravvivenza e la resurrezione.

L’Iran non si è mai ripreso dalle estenuanti fatiche delle sue avventure imperiali.

E, solo ora, iniziamo a capire ciò che in questo Paese commuove e, a volte, sconvolge: in contatto diretto con la realtà, il peso bruto dell’oggetto, l’emozione o la sensazione forte e semplice, antica e sempre nuova, dura o dolce come la scorza o come la polpa di un frutto.

Questa Terra così celebrata è meravigliosamente immune da artifici letterari ; lo stesso preziosismo di certi suoi Poeti non la tocca. Questa Terra da cui sono scaturiti tanti capolavori non viene sentita come l’Italia, subito Patria privilegiata delle Arti, ma vi pulsa la Vita come il sangue in un’arteria. Poche regioni sono state più devastate dal favore delle guerre di religione, di razze e di classi; sopportiamo il ricordo di tanti furori in espiabili solo perché qui ci appaiono più nudi, più spontanei e meno ipocriti che altrove, quasi innocenti nel confessare il piacere che prova l’Uomo a fare del male all’Uomo.

Non vi è Paese più dominato da una religione possente che favorisce il più delle volte la bigotteria e l’intolleranza, ma non vi è neppure paese ove si senta di più, sotto il broccato delle devozioni o sotto la pietra dei dogmi, sorgere il fervore umano.

Non vi è Paese più legato, ma anche nessuno più libero, da questa rudimentale e suprema libertà fatta di privazione, di povertà, di indifferenza, del gusto di vivere e del disprezzo di morire.

 

Non credevo certo che avrei potuto dire come Chateaubriand :

 

« Mes livres ne sont pas des livres, mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard sur la route de ma vie. »

 

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postato da: Firouzeh alle ore febbraio 16, 2008 10:23 | Permalink | commenti (1)
categoria:poesia, politica, amore, vita, letteratura, religione, storia, iran, morte, daniela zini
giovedì, 14 febbraio 2008

J'ai décidé d'écrire pour me donner du courage et pour dire des choses que j'ai gardées longtemps en moi.

J'ai longtemps attendu parce que je n'étais pas encore prête à parler.

Il me manquait toujours « quelque chose » et ce « quelque chose » je l'ai enfin trouvé.

C'est l'Amour de la parole.

J'ai beaucoup souffert dans ma Vie.

Cette souffrance m'a apporté l'évolution et la Beauté intérieure.

Un jour, j'ai aimé, j'ai aimé un Homme à la folie et ce jour là, tout me paraissait très beau.

Et ce jour-là, je m'en souviendrais toute ma Vie.

Il me disait :

 

" D, tu dois aimer, ce sera ta passion continuelle, jusqu'à la fin de tes jours. "

 

Ce message, je le garde au fond de mon cœur comme un talisman et ce sera certainement ma seule religion.

 

« Combien de temps ? »

 

Avais-je demandé aux médecins lorsqu’ils m’avaient fait entrer dans la petite pièce à coté du bloc opératoire.

 

« Un à trois mois, au maximum. »

 

« Il souffrira ? »

 

« Non, ce sera sans doute une mort par épuisement. »

 

Je suis redescendue. C’était le même ascenseur, apparemment la même personne l’occupait, mais au-dedans de moi je vivais la fin du monde.

J’ai dit à quelqu’un :

 

«  C’est fini. »

 

Je forçai mon regard au calme, je rejetais devant lui, inconscient, la comédie que j’allais lui jouer et qui était tout ce qui me restait de notre Vie commune.

Les jours, les mois, les années passent les saisons reviennent.

Voici un nouveau printemps.

Dans l’air immobile, il m’atteint par rafales.

Il me donne et me retire force et espoir.

Subtil ou pesant, il s’insinue jusque dans la moelle des os.

Il suffit d’une parcelle de printemps mêlée à l’air soudain plus tiède, d’un chant d’oiseau, d’un bourgeron éclaté sur l’arbre de ma cour, du bruit de la pluie, d’un éclat de rire entendu par la fenêtre, pour que tout soit remis en question. Le calme que je croyais acquis, la sagesse dont j’étais fière, les résolutions prises, la réalité accepte, la révolte apaisée, la peine ouatée, mes beaux châteaux forts ne sont plus que sable. L’ouragan est là, il sommeillait, prêt à m’assaillir au premier ciel tendre, aux premières pousses vertes qui dessinent un halo fragile autour des arbres.

Oui, l’animal est bien vivant, il flaire, il sait, il sent juste.

Ma raison note les relations de cause à effet, mais elle ne peut m’empêcher de frémir.

Le corps ne ment jamais, il sait, rappeler à l’ordre.

Je me sens molle, envahie par la fatigue.

Je sors de ma torpeur pour aller de la rage à la peine.

Il est scandaleux qu’il ne soit plus là.

Le printemps fait mal.

Je voudrais lui demander grâce.

Chaque année j’espère que je serai prête à le vivre ou que j’aurai oublie son goût.

La douceur de l’air me fait rêver à ce qui fut et à ce qui serait s’il était là.

Je sais que cette rêverie n’est qu’une inaptitude à vivre le présent.

Je me laisse entraîner par ce courant sans regarder trop loin ou trop profondément.

J’attends le moment où je retrouverai la force.

Il viendra.

Je sais que la Vie me passionne encore.

Je veux me sauver, non me délivrer de lui.  

Dans ma Vie intime, j'ai longtemps pensé, réfléchi.

J'ai cherché longtemps, très longtemps la Vérité.

Je me suis longtemps accroché à la lumière pour mettre à jour les secrets les plus profonds de l'Univers.

J'ai cherché à comprendre le pourquoi des choses.

C'est si fragile la Vie qu'on ne doit pas lui porter atteinte.

Il ne faut rien regretter, c'est le Destin qui joue et on ne peut rien y faire.

 

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postato da: Firouzeh alle ore febbraio 14, 2008 17:59 | Permalink | commenti
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martedì, 12 febbraio 2008

 Sonnet CXVI

William SHAKESPEARE

 

 

Let me not to the marriage of true minds

Admit impediments. Love is not love

Which alters when it alteration finds,

Or bends with the remover to remove :

 

O no ! it is an ever-fixed mark
That looks on tempests and is never shaken ;
It is the star to every wandering bark,
Whose worth’s unknown, although his height be taken.

 

Love’s not Time’s fool, though rosy lips and cheeks
Within his bending sickle’s compass come :
Love alters not with his brief hours and weeks,
But bears it out even to the edge of doom.

 

If this be error and upon me proved,
I never writ, nor no man ever loved.

 

-

 

All’unione di anime costanti io mai
porrò impedimenti : l’Amore non è Amore
Se muta quando vede mutamenti.
O da chi si ritira inclina a ritirarsi.

 

Oh, no, l’Amore è un faro sempre fisso,
Che sfida le tempeste e mai ne è scosso;
E’ la stella polare di ogni barca vagabonda,
In sé ignota pur se ne è nota la distanza.

 

L’Amore non è lo zimbello del Tempo, anche se rosee
Labbra e guance sotto la sua falce dovran cadere;
L’Amore non muta con i suoi brevi giorni,
Ma resiste immutato fino all’ora del Giudizio.

 

Se questo è falso e tale sia provato,
Io non ho mai scritto, né mai nessuno ha amato.

  

-

 

Ne laissons mettre empêchement aux épousailles
Des esprits accordés ; l’Amour n’est pas l’Amour,
Qui varie en trouvant que son objet varie,
Ou recule aussitôt que l’autre a reculé.

 

Mais non ! C’est un phare érigé pour toujours,
Qui voit les ouragans sans jamais en trembler ;
Il est l’astre guidant toute barque en dérive,
Dont on prend la hauteur, mais en ignorant sa vertu.

 

L’Amour n’est pas jouet du Temps, même si sous sa faux
Sont prêtes à tomber les lèvres roses et les joues ;
Il ne varie avec ses courtes heures ou semaines,
Mais les emporte au seuil du Jugement dernier.

 

Si je faute en ceci et que ma vie le prouve,
Nul n’a jamais aimé et je n’ai point écrit.

 

 

« Il n’y a rien, dans un écrivain, que son langage : son langage est tout ce qu’il nous donne… »

 

dit avec force Thierry Maulnier.

Et il ajoute :

 

« L’acte de l’écrivain n’est pas autre chose que l’acte qui fait choisir tel mot et rejeter tel autre… »

 

Ecrire, pour un artiste, ce n’est pas coucher des idées sur le papier, ni les ranger dans un certain ordre, c’est très exactement vivre dans et par les mots. A chaque tournant de mon existence, je m’arrête pour, dans un nouveau livre, regarder en arrière, m’orienter, puis reprendre la route.

Marguerite Yourcenar ne s’y est pas trompée :

 

« On peut suivre toute la vie au tracé de la voix. »

 

Tout écrivain se peint en creux dans ses livres ; moi, je ne suis pas échappée à la règle. J’ai embrassé en une seule étreinte ma thématique la plus intime et mes secrets les plus enfouis, témoigné avec et à travers moi-même du thème majeur de la littérature, l'Amour, et de sa quête éternelle et impossible.

 

« Plus je cherche et moins je trouve »,

 

écrit Saint Augustin,

 

« Je désire. De là, je n'ai jamais fini de chercher. »

 

Je sais, « Parler d’Amour » ce n'est plus à la mode. On fait l'Amour, mais on n'en parle pas. Ou alors, c'est avec des ricanements.

Le mot Amour est un terme si galvaudé que pour le comprendre il vaudrait mieux se débarrasser de ce qu’il n’est pas.

C’est un mot qui a été usé et défiguré par son usage.

Les grecs disposaient pour parler de cette chose-là de quatre mots : Philia, Eros, Mania et Agape.

Et il n'est pas inutile de se confronter à une langue morte pour parler de la passion, du désir, et de ce qui, dans l'expérience amoureuse, nous fait mourir et renaître...

Se détacher du passé et s'ouvrir à l'inconnu...

Etre et devenir...

Se quitter, espérer et aimer, encore et toujours.

L’Amour.

Une source, une raison de source, le monde devient fertile, c’est l’émerveillement, le sentiment du miracle et, en même temps, du déjà connu, un retour au Paradis Perdu, la réconciliation du corps et de l’idée, la découverte de notre force et de notre fragilité, l’attachement à la Vie et pourtant l’indifférence à la Mort, une certitude à jamais révélée et cependant mobile, fluide et qu’il faut reconquérir chaque jour.

Pour moi, rien au monde n’est plus beau qu’un couple et quand j’entends dire qu’aimer c’est perdre sa liberté et son intégrité je me demande si nous parlons du même sentiment.

Je ne renonce jamais à un être que j'ai connu.

Nous savons que chacun d’entre nous est Unique, et qu’il y a un lien entre cette unicité et sa valeur, ou le fait d’être précieux, dans la fragilité des vivants d’un jour que nous sommes.

La valeur de la belle personne n’est pas la possession de vertus spéciales, mais l’être même de cette unicité, être secret et à peine entrevu, parfaitement ineffable et capable de susciter tant de mots. De susciter, surtout – et c’est là la seule raison de l’« impossibilité » dont parlait Simone Veil – un besoin qui n’est pas de possession mais d’expression, de parole, de remerciement, de prière et de louange, et même davantage : un besoin de forger, de créer, de faire l’équivalent, mais tout autre, de ce Beau qui nous a coupé le souffle.

A Rome, on regarde rarement le ciel.

Suivre la marche de la lune et des étoiles a toujours signifié pour moi une visite grave et heureuse à l’Univers dont nous faisons partie.

Quand je me séparais de lui, il me donnait rendez-vous dans une étoile et il me semblait voir le fil de notre Amour, ligne lumineuse, flèche de velours, trace de feu, partant de chacun de nous pour se rejoindre dans Orion.

C’est souvent en contemplant le ciel la nuit, que j’ai mesuré le plus intensément et aussi le plus raisonnablement ma joie ou ma peine, pris le mieux conscience du monde, de la place que nous y tenons, de la solitude, de la perfection de l’Amour « …fidèle comme le soleil au jour, comme la tourterelle à son mâle, comme le fer à l’aimant, comme la terre à son centre », disait Troïlus à Cressida.

 

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postato da: Firouzeh alle ore febbraio 12, 2008 10:42 | Permalink | commenti
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martedì, 12 febbraio 2008

Il mio nome è D come Donna, Diritti, Doveri.

E come scrive Fatima Naseef in ogni tempo e in ogni luogo « i miei doveri hanno sempre avuto la meglio sui miei diritti ». In un momento culturale, politico e sociale così carico di tensioni ho voluto porre un accento di riflessione su quello che universalmente, troppo spesso, viene sottovalutato: la conquista attraverso i secoli dei diritti delle donne. Per contro, il raggiungimento di tali privilegi in una società che tende al multietnico e al globale, si scontra con realtà in cui essere donna equivale a non avere alcun peso sociale, alcun diritto e alcuna possibilità di affermazione personale.

Un uomo o una donna che scrive non appartiene più al suo sesso.

Sfugge perfino all’umano.

Cesso di essere una scrittrice per diventare uno scrittore, uno scrittore cui accade di essere una donna.

So che il corso del mondo è il tessuto stesso della mia vita e ne seguo con attenzione il movimento. Per nascita, educazione e caso, ho potuto, in certa misura, sfuggire alle pressioni della società.

Sono una privilegiata.

Io non ho fatto l’esperienza del freddo e della fame.

Io non ho subito la tortura.

Io non ho conosciuto la schiavitù.

En bonne fille de mon père, je me dissocie clairement des femmes et surtout des féministes. 

Io ho una concezione diversa della Libertà. Per me, la Libertà passa meno per la rivendicazione che per una tranquilla affermazione di sé.

Educata, come un ragazzo, nell’ammirazione delle virtù virili, il mio sogno era di essere pari a un uomo non per amare un uomo, ma per essere amata da un uomo. La più grande ambizione di una donna deve essere l’Amore. Essere amata da chi si ama, con la stessa vivacità, la stessa forza e la stessa costanza, solo questo può recare a una donna la pienezza della felicità. Ne sono convinta. Ma sono anche convinta che un miracolo del genere si realizzi raramente.

All’inizio della mia vita avevo il tremendo, assurdo ideale del matrimonio, poi la mia visione, dall’alto di molti matrimoni, mi ha disgustato e ho pensato che non dovessi chiedere ciò che non era possibile avere.

Ora chiedo soltanto che qualcuno mi faccia sentire un’intensa passione e, poi… lo sposerò !

Dio, se vedo il rischio di sposare un uomo qualsiasi. Sono possessiva, indipendente, passionale, razionale e, probabilmente peggio ancora. Ho continuato a ripetermi che non mi sarei mai sposata proprio per questo, soprattutto per questo, perché, credo, mi rendessi conto che non sarei mai riuscita a dominare questi istinti con un uomo a me inferiore, e che sarei stata sempre più esasperata dalla sua inferiorità e dalla sua sottomissione. I vantaggi evidenti del matrimonio li ho ben presenti ma poi mi dico:

 

« Merde ! Non penserò mai al matrimonio come a una professione. »   

 

Soltanto chi ne ha l’esperienza lo considera una soluzione conveniente, e questo mi induce a esaminare ancora più attentamente le mie motivazioni.   

Nonostante l’ardente sensualità, ho conservato una grande castità di pensiero, alimentata dall’ambiente in cui ho vissuto, ove la donna, eguale all’uomo, è considerata alla pari e rispettata in quanto tale.

Ho disperso le mie energie, nella vita, ho fatto troppe cose differenti, ma quanta gioia mi hanno procurato le mie varie esperienze, quanto interesse!

Non ho la sensazione che arriverò a un porto qualsiasi. Sono ancora molto promettente e lo sarò fino al giorno della mia morte. Sono troppo volubile, troppo fluida, ma pochi hanno saputo trarre tanta felicità dalla mutevolezza. E se mi volgo indietro a contemplare la mia vita, questa mi appare come un prato alpino variegato di fiori di ogni colore.

Sarei, forse, più felice se mi fossi dedicata a coltivare solo trifogli o erba medica ?

No. 

È stato, essenzialmente, nel campo della creazione letteraria che ho usato della mia Lbertà ; si scrive in base a come si è fatti, ma è sempre un atto nuovo. Maneggiare le parole, soppesarle, esplorarne il senso, è una maniera di fare l’Amore, soprattutto quando ciò che si scrive è ispirato da qualcuno o promesso a qualcuno. Così la scrittura partecipa del gusto della conquista e dell’Amore.

Entrando nella letteratura, credo di aver risposto alle pie attese delle zie Elsa e Caterina. Mio Padre, che è stato più di un Padre, un Pedagogo, non era uomo da far entrare sua figlia nell’ordine né in un ordine. La Sua morte mi ha appreso crudelmente la necessità di essere autonoma. Questo anticonformista mi ha lasciato in eredità il gusto per i vagabondaggi. Nomade ero, quando bambina sognavo, guardando le strade, nomade resterò, sempre innamorata di mutevoli orizzonti, di paesaggi inesplorati. La vita già trascorsa, l’adolescenza, mi hanno fatto capire che una tranquilla felicità non è fatta per me, che sono destinata a lottare solitaria, che questa tranquilla felicità è solo una sosta nell’esistenza che sarà la mia fino alla fine. Dopo, la vita errabonda e incoerente ricomincerà.

Dove ?

Come ?

Lo sa Dio !

Ho rinunciato a avere un cantuccio tutto per me in questo mondo, un focolare, la pace, il denaro. Ho indossato la divisa, a volte molto pesante, dei vagabondi e dei senza patria :

 

« Non si sta bene che altrove. »

 

La realtà di uno scrittore è da ricercare nei suoi libri.

L’opera diviene vita.

E la vita diviene opera.

La cultura, il pensiero, la memoria sono i servitori della scrittura. Io scrivo per sentire battere il mio cuore. Sono fedele ai miei personaggi ; loro esistono per me. E è la stessa cosa in Amore.

Il mio progetto più ambizioso, ispirato dai sogni della mia adolescenza, si è concretato nei tre volumi di « Mon dernier rêve sera pour le Roi », memorie di un genere nuovo, in cui esploro la mia filiazione e la storia dei miei antenati e genitori. Un pellegrinaggio nei luoghi che mi hanno vista crescere e che hanno sempre avuto un posto importante nel mio cuore. I ricordi più intensi sono quelli della Macédoine perché mi hanno appreso a amare tutto ciò che amo ancora: l’erba, i fiori selvatici frammisti all’erba, gli alberi. Alla Macédoine ho appreso a carezzare i conigli e i cavalli, a non disturbare il sonno delle vipere, a trattare indistintamente contadini e castellani. Vi ho anche appreso a essere sola. Io sono tra coloro che possono restare soli e sereni fintanto che hanno un progetto intellettuale da realizzare. Al mio tavolo di lavoro, io non soffro mai di solitudine. La paura, perfino, l’orrore della solitudine è una superstizione. Se ne fa uno spaventapasseri. Io ho aspirato alla solitudine fin dalla mia più giovane età. Niente era più spaventoso di trascorrere una giornata intera in compagnia di un’altra persona, senza poter essere sola con i miei pensieri, restare libera delle mie azioni, leggere quello che mi cadeva sotto mano.

Ho, allo stesso tempo, molti e pochi Amici.

Io amo scrivere, amo il mio lavoro e amo che il mio lavoro sia amato, ma non mi faccio illusioni sull’universo delle parole vergate sui libri, sulla sorte del mio nome negli annuari della posterità. Al pari di Marguerite Yourcenar, so che « la memoria degli uomini è un cimitero abbandonato », che i secoli non rendono giustizia allo scrittore più che a chiunque altro. La storia della letteratura non è diversa dalla storia degli uomini. Si possono leggere, sulle tombe, nomi giustamente celebrati. Si può visitare la fossa comune dei nostri errori.

Ritengo di aver saputo trarre profitto da tutti i naufragi della vita. Se, talvolta, il prezzo è stato esorbitante, era quello il prezzo che la vita esigeva. Chi ha paura di pagare un prezzo troppo alto, muore a se stesso. L’energia che sento in me, come un’onda di calore che mi attraversa, quando pronuncio la parola « Io », non può dissociarsi dalla totalità dell’energia cosmica. Io stessa, sono una parte dell’Universo e, talvolta, è quella che percepisco più intensamente del tutto. So di avere ricevuto questo potenziale di energia alla nascita, un potenziale straordinariamente potente, considerata la capacità, che ho mantenuto fino a oggi, di trasformarmi. Ma so anche che nello stesso istante in cui si esaurirà, finirà.

Se considero la linea generale della mia vita, mi colpisce per la sua continuità. Sono nata e vissuta a Roma: anche durante gli anni trascorsi a Parigi sono rimasta ancorata qui. Ho cambiato diverse volte abitazione, ma sono rimasta più o meno nello stesso quartiere; oggi abito a cinque minuti dal mio primissimo domicilio. Roma si è trasformata dal tempo in cui ero giovane, tuttavia, posso ritrovarla in molti luoghi: in Campo de’ Fiori, in Piazza Navona, alla Biblioteca Nazionale, alla Sapienza, in Piazza di Spagna.

Non scrivo più nei caffé, ma lavoro sempre con lo stesso ritmo e con lo stesso metodo. Le mie occupazioni sono sempre le stesse: la lettura, la musica, la pittura, la fotografia.

Come accade, talvolta, quando i nostri occhi si abituano all’oscurità e iniziano a distinguere gli oggetti, in questo istante, io percepisco le cose con un acume pari a quello del Principe Mychkin, prima delle sue crisi di epilessia: ciò che lascio, ciò che ho già lasciato, ciò che mi attende. Lascio un destino di privilegiata, che avevo trovato nella culla, per gettarmi in quello rischioso di chi nasce senza nome e senza fortuna. È una pazzia, senza dubbio, una sciocchezza, forse. Avevo dimenticato che alcuni esseri spostano i limiti del destino, cambiano la nostra vita.

Confesso che la ragione si smarrisce di fronte al prodigio dell’Amore, strana ossessione che fa sì che questa stessa carne, della quale ci curiamo tanto poco quando costituisce il nostro corpo, preoccupandoci unicamente di lavarla, di nutrirla, e, fin dove è possibile, di impedirle che soffra, possa ispirarci una così travolgente sete di carezze solo perché è animata da un’individualità diversa dalla nostra, e perché è dotata più o meno di certi attributi di bellezza sui quali, del resto, anche i migliori giudici sono discordi.

Di fronte all’Amore, la logica umana è impotente, come in presenza delle rivelazioni dei misteri: non si è ingannata la tradizione popolare, che ha sempre ravvisato nell’Amore una forma d’iniziazione, uno dei punti ove il Segreto e il Sacro si incontrano.

Non è necessario per un bevitore abdicare all’uso della ragione, ma l’Amante che conservi la sua, non obbedisce fino in fondo al suo demone. Questo gioco misterioso che va dall’Amore di un corpo all’Amore di un essere umano, mi è sembrato tanto bello da consacrarvi tutta una parte della mia vita.

Sono qui per fuggire le macerie di un lungo passato di sei anni.

Sono qui in nome dell'Amore per un uomo conosciuto per caso, che il Destino ha messo sul mio cammino nel momento preciso di una crisi, che ho superato, ma che minacciava di protrarsi.

Un nuovo Amore ridona a una donna la sua verginità.

Per me, l’Amore è la realizzazione della mia natura, il riconoscimento dei miei valori personali, il rigetto di un’esistenza falsa.

L’Amore ritrovato favorisce la mia sensibilità artistica: la scrittura mi ritorna, indicando la via verso una nuova esistenza.

Questa Fiaba è dedicata a Lui, ma la più lunga dedica è una maniera troppo incompleta e troppo banale per rendere onore a una complicità così poco comune. Portate da onde sonore, tra colori e mormorii, le Fiabe si collocano in una zona del nostro essere di cui sappiamo poco: tra sogno e coscienza, tra follia e ragionevolezza, tra ferocia e dolcezza, tra estasi e tormento. Sono un mondo di immagini così vive e limpide, così naturali e espressive, che dilettano la vista e suonano deliziosamente all’orecchio. Questo mondo è il nostro Rêve, il nostro Sogno dorato, il nostro Castello incantato.

Questa Fiaba ha scopi diversi dai processi che sono stati anche quelli dei poeti, rimodellando il mito o la leggenda; la trasposizione volontaria e il dettaglio anacronistico hanno qui per scopo, non di attualizzare il passato, ma di volatilizzare ogni nozione del tempo. Ciò che conta nella leggenda e nel mito è la loro capacità di servirci di pietra di paragone, d’alibi se si vuole, o piuttosto di veicolo per condurre il più lontano possibile un’esperienza personale, e, se si può, per superarla.

Non vi sono Amori sterili.

Tutte le precauzioni non servono a niente.

Mi sono resa colpevole d’incredulità, ma è così difficile possedere qualcosa di nostro al mondo !

Ogni fiamma attira tante farfalle, ogni tesoro tanti ladri !

Ciascuno ha i suoi segreti. I miei rappresentano l’anello di congiunzione tra il mio passato e il mio presente. Io non sono tra coloro che li trascinano dietro come un peso morto che li opprime. Ciò che ho giudicato bene conservare, l’ho lasciato vivere e spandere in me.

L’età che avanza non si esprime soltanto nel corpo che si indebolisce e si raggrinzisce da tutte le parti, ma anche nei ricordi di cui ciascuno di noi, dopo la morte di tutti i suoi, resta l’unico custode e che, ogni giorno, purtroppo di più, lascia scivolare nel nulla. Non si limitano solo al nostro avvenire le minacce della falce del tempo che si agita sopra le nostre teste: è una falce che stermina rabbiosamente il passato di tutti. Per ogni vecchio che muore, un po’ di passato e di storia va perduto per sempre. Quello che neppure io conosco dei segreti dei miei nonni, dei miei zii, dei miei cugini, nessuno dopo di me potrà più conoscere.

Vivere nel passato, in quello che ha avuto di buono e di bello, è, in un certo qual modo, il sale del presente. Vivere nel futuro, come ho fatto finora, espone a sofferenza. La perpetua attesa del dopo, del domani produce inevitabilmente una scontentezza continua, che avvelena la vita.

Bisogna apprendere a dedicarsi all’ora presente.

Bisogna apprendere a sentire più profondamente, soprattutto a vedere meglio, e ancora, ancora pensare.

 

« Le mal, le grand mal, c’est que nous ne sommes point de notre siècle. »

 

osservava François-René de Châteaubriand e

 

« Il faut être absolument moderne. »,  

 

tuonava Arthur Rimbaud nelle ultime pagine di « Une saison en enfer ».

Letteratura e Potere non sono mai andati d’accordo.

Il Potere è dalla parte dell’ordine e della responsabilità, la Letteratura dalla parte del disordine e dell’irresponsabilità.

Il Potere comanda, la Letteratura disobbedisce.

Il Potere inclina per sua natura alla perpetuazione, la Letteratura al rinnovamento.

Rifiutando il passato, o più esattamente, legandosi al momento presente, nella sua qualità essenziale, fugace, il moderno respinge la tradizione, si lega alla sensazione del « Hic et nunc ».

Nel capitolo LV della Seconda Parte dell’« Essai », Châteaubriand si interroga: « Quelle sera la religion qui remplacera le Christianisme ? ».  

 

Ne serait-il pas possible que les peuples atteignissent à un degré de lumières et de connaissances morales, suffisant pour n’avoir plus besoin de culte ? (…) Que deviendront les hommes?

Deux solutions:

Ou les nations, après un amas énorme de lumières, deviendront toutes éclairées, et s’uniront sous un même gouvernement, dans un état de bonheur inaltérable ;

Ou, déchirées intérieurement par des révolutions partielles, après de longues guerres civiles et une anarchie affreuse, elles retourneront à la barbarie (…)

Si nous jugeons du futur par le passé, il faut avouer que cette solution convient mieux que l’autre à notre faiblesse. 

 

François-René de Châteaubriand, Op. cit., pp. 429-430

 

Tutto ciò che è grande nel Cristianesimo, che è uno degli elementi costitutivi della nostra civiltà, si ritrova nelle altre religioni. Sempre e dappertutto si è ucciso Dio per nutrirsene. Né gli Atti degli Apostoli, né l’Apocalisse, né la Chiesa sono riusciti a spezzare le catene della schiavitù, il Nuovo Testamento non ha speso una parola sulla desolazione che si legge nello sguardo degli animali. Gli uomini continuano a farsi beffe dei gobbi, dei diversi, degli storpi, degli impotenti, degli omosessuali, dei mariti ingannati e delle vecchie zitelle.

Quale fede, alla mia età, rimane nel fondo del mio spirito ?

Ho già raccontato come adolescente, al momento della mia Prima Comunione, fossi giunta a dubitare della religione rivelata. Tuttavia, in modo vago, continuavo a credere in uno scopo della vita, uno scopo morale ma illusorio e deludente. Non mi interessavo più di Dio, ma adoravo perdutamente il Cristo. Mi avevano detto che prediligeva ciascuna delle sue creature come fosse l’unica ; il suo sguardo non mi avrebbe abbandonato neppure per un istante e tutti gli altri sarebbero stati esclusi dal nostro colloquio, non vi sarebbe stato nessun altro tra Lui e me.

La parola atea mi è sempre dispiaciuta e con Huxley sono del parere che il termine agnostica sia più corrispondente alla mia condizione spirituale, se è agnosticismo dire che l’origine prima, la sostanza e il fine ultimo delle cose siano inaccessibili all’intelletto umano. In ogni caso, quantunque l’idea di un Dio come entità sia già scomparsa dalla mia coscienza, mi rimane, ancora, la fede nello sviluppo lento e graduale di una vita sociale più elevata, più nobile. Credo sia dovere degli uomini obbedire a leggi di Bontà e di Amore, sforzarsi di porre fine alle guerre e alle epidemie, alla povertà, alla miseria, alle malattie, e crearsi così un Paradiso in terra, che trasformi il pellegrinaggio della vita in una crociata nella quale ogni croce sia coronata di rose.

Non è, forse, l’uomo, nel senso più alto della parola, il proprio Dio quando tende a creare intorno a sé per tutto quello che è vitale, dell’umanità o della natura, un Giardino dell’Eden ?

Non tendono, forse, gli alberi e, perfino, le più umili piante a salire verso la luce ?

L’istinto divino dello spirito umano non è, forse, un’aspirazione in tal senso ?

Sono convinta che i grandi scrittori mettano sempre la propria storia nelle loro opere. Si dipinge bene solo il proprio cuore, attribuendolo a altri, e la parte migliore del genio è composta di ricordi.

Resta la fede nell’opera a venire, quale occasione per esplorare la coscienza dell’uomo, per sondare l’anima, per esprimere il tormento incessante dello spirito, una volta retiré en soi. Si tratta, in un atteggiamento moderno, di reinventare la malinconia. La malinconia, questo sentimento fecondo nelle opere di genio, che sembra appartenere quasi esclusivamente ai climi del nord, è uno degli apporti essenziali alla nostra Letteratura. La malinconia non si oppone affatto all’idea di progresso dello spirito umano, aiutato o no dalla luce divina; al contrario, lo scrittore, distaccato dalla contingenza, nel cuore della meditazione, partecipa al movimento generale del progresso. A differenza della nostalgia, che porta a rivivere una situazione passata per effetto di un movimento retrospettivo della coscienza, la malinconia è un lavoro di lutto : è il sentimento doloroso di un passato scomparso per sempre, l’esperienza di una perdita, di un’esistenza passata o sognata, impossibile e compresa come tale. Apre, dunque, su un avvenire, ove dovrà realizzare ciò che deve essere, ciò che deve colmare. Così, per me, la letteratura non ha senso che quando lo scrittore si sacrifica alla sua opera. La mia solitudine, la mia sofferenza interiore partecipano di una stessa coscienza moderna, quella du malheur. Le malheur dell’esistenza dello scrittore conduce alla postura malinconica, nell’atto della scrittura, dove si può (ri-) nascere e vivere. La malinconia non è la condizione tetra delle passioni incerte e represse, è lo stato d’animo di chi conduce un’esistenza postuma al di là del suo desiderio e della sua vita personale, per sempre consumati. La letteratura diviene l’opera di una riflessione emersa dal dolore, eppure straniera alla propria avventura. La malinconia come via d’uscita au malheur, è precisamente ciò che sembra guidarci, coscienti dell’incompiutezza del nostro destino, eterni esuli del nostro paese e del nostro tempo. E, adottando questa postura, si abolisce l’esistenza personale empirica, nella quale lo scrittore vive realmente son bonheur e son malheur, a beneficio dell’altra esistenza che persegue nella sua opera.

L’opera letteraria è, così, d’oltretomba.

 

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postato da: Firouzeh alle ore febbraio 12, 2008 10:37 | Permalink | commenti (2)
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